SUD PTT Loire Atlantique Vendée, un syndicalisme de lutte au service des salarié-es   

Loi Travail et environnement social !

Depuis maintenant plusieurs mois le pays est en ébullition suite à l’annonce de la Loi El Khomri relative à la réforme du code du travail.  

Intoxication médiatique ! Les médias (presse, radio, télévisions) sont, en très grande majorité, détenus par des grands patrons avec, du coup, des orientations éditoriales  tournées vers la pseudo inéluctabilité du « réformisme libéral ».  Pour avoir d’autres visions, il faut se rabattre sur des médias moins pignon sur rue.

Les sections syndicales SUD PTT, CGT FATP, FO, CFDT du Centre Financier de La Banque Postale de Nantes informent du dépôt d'un préavis de grève de 24 heures, le 23 juin 2015. Ce préavis s'inscrit dans le cadre du préavis national des organisations syndicales, CFDT F3C, CFTC, CGC, CGT FAPT, FO COM, SUD PTT et UNSA.

Les organisations syndicales dénoncent le projet Excello qui implique le démantèlement des activités des Centres Financiers de La Banque Postale.

Ce projet va supprimer des centaines d'emplois dans les centres financiers et dans la conjoncture actuelle, les organisations syndicales en appellent à nos gouvernants (LBP est 100% publique) pour stopper l'hémorragie. Nous revendiquons le maintien des activités et des emplois. Nous demandons également la cédéisation du personnel en CDD.

Ce préavis porte aussi sur les conditions de travail qui se dégradent au fil des réorganisations.

Enfin les organisations syndicales demandent une meilleure reconnaissance du travail.

Elles informent de la situation inédite du personnel, rétribué par la Poste et mis ensuite à disposition de La Banque Postale. Nous faisons, également, le constat que cette même Banque Postale fait des résultats de part le travail des postier-es et grâce à l'image de La Poste mais que les bénéfices ne sont partagés qu'entre les seuls salariés directement rattachés à La Banque Postale (2200 environ contre 14000 employés en Centres Financiers).

Un appel à rassemblement du personnel est prévu à 10h30 devant le Centre Financier, 4 rue Edouard Herriot à Nantes.

SUD, CGT, FO, CFDT sections du Centre Financier La Banque Postale de Nantes

20150528 123936Le personnel du Centre Financier de La Banque Postale de Nantes était en grève (préavis national SUD CGT) à plus de 35% le 26 mai, soit plus de 230 grévistes.

Cette mobilisation fait suite à la déclinaison du projet EXCELLO qui va toucher l’ensemble des centres financiers de La Banque Postale.

Il s’agit d’un véritable plan social qui se traduit par des concentrations d’activités de gestion des comptes sur quelques centres financiers. C’est la fin de la proximité régionale de gestion des comptes clients. Le projet concernera également les autres services des centres financiers dans les prochains mois.

La CDFT a distribué, sur le Centre, un nouveau tract incendiaire à l’encontre de la CGT, FO et nous-mêmes.

Avant ce dernier tract rose c’était déjà trop. On pouvait penser que le retour du pacte social allait terminer la litanie de tracts dénigrant systématiquement les syndicats ne pensant ou ne faisant pas comme la CDFT.

Et bien non, ils en remettent une couche nauséabonde.

 Trop 1 : Nous sommes dans un pays démocratique où la liberté syndicale est garantie par la Constitution. Tous ces tracts ont des relents de dictature…intellectuelle n’acceptant pas une pensée ou un point de vue différent. Par ces séries de tracts détestables à l’encontre de celles et ceux qui ne signent pas des accords de complaisance avec la Direction, la CFDT fait peu de cas des postières et des postiers qui ne lui ont pas apporté leurs votes.

 

Trop 2 : La démagogie permet tout et son contraire

En fin de 1ère page, ils s’en prennent à SUD en nous citant : « un accord  qui ne sert à rien : seul un ministre peut modifier les décrets des statuts de grade » (à propos des grilles indiciaires).

Et sans scrupules, la CFDT écrit page suivante : « cette transposition va être l’objet de tout un parcours ministériel dont il est difficile (y compris pour La Poste) de connaître précisément la date de fin. ».

Peu importe les aberrations, l’essentiel c’était de casser du SUD…

 

Trop 3 : Concernant le complément de rémunération nous rappelons que la CFDT a rejoint SUD devant le Tribunal de Grande Instance de Paris afin d’obtenir l’alignement des compléments Poste sur les niveaux les plus hauts. Mais quand il faut taper, ils tapent et ils s’en tapent de leurs actions précédentes… Si Sud n’a pas signé, c’est pour une raison très concrète : Signer l’accord signifiait aller à l’encontre de notre propre recours juridique plus avantageux pour le personnel que l’accord proposé par La Poste.

 Trop 4 : la CFDT casse du SUD qui n’avait pas signé le 1er accord fourre-tout, intégrant 3 accords en un seul. Ils oublient de dire que la non signature du 1er accord était en grande partie basée sur la mesure de mutation d’office dans un rayon de 100km. Mais qu’importe, pour eux gagner 20 euros de plus par mois justifiait bien une mutation forcée à l’autre bout du département. Notre non signature aura au moins permis de faire sauter cette partie. Dans sa verve dégoulinante, la CFDT omet de rappeler ce point positif pour les postières et les postiers.

 Trop plein : A qui s’adresse le combat syndical de la CFDT ? Dans cette ribambelle de tracts incendiaires à l’encontre d’autres organisations syndicales, avez-vous vu ou lu des récriminations envers notre employeur qu’est La Poste ? Comme si c’était les syndicats non signataires qui tenaient les cordons de la bourse. Pour SUD, c’est clair, les seuls décisionnaires, ce sont les patrons et ce sont eux qu’il faut faire plier. Nous n’avons jusque-là répondu que par des tracts d’analyse de la situation et de ce qui était mis sur la table des négociations. Ce n’est que cela qui a déterminé la conduite de SUD en pesant le pour et le contre des différents textes, et toujours en fonction de l’intérêt du personnel. Force est de constater que la CFDT a utilisé cette période électorale, couplée à des signatures d’accord, pour des intérêts nombrilistes. Nos patrons, pour le coup sont également complices, voir initiateurs d’une telle campagne. Egalement par intérêt, pour tenter de dégager ceux qui s’opposent clairement à sa la stratégie de La Poste et ce, à l’approche de grandes restructurations (Excello)…

 C’est notre droit de réponse et ce ne sera que cela. On ne se trompe pas de combat !  La lutte continue…

 Mais quand c’est trop, c’est vraiment trop….

Sections SUD CGT FO CFDT

 

Le conflit sur les congés persiste dans les Services Clients.

La méthode de calcul adossée aux flux ne fait que générer des angoisses pour le personnel.

Suite au Grand Dialogue, les belles paroles de La Poste ne sont pas suivies dans les faits.

Le quotidien c’est encore et toujours la course au rendement, à la productivité, à l’exploitation maximum « des ressources ».

 Ces « Ressources », ce sont des Femmes et des Hommes qui ont une vie en dehors du travail !

Il est temps que nos directions en prennent conscience et mettent les moyens nécessaires à un travail de qualité, à l’adéquation vie professionnelle/vie privée, à un réel bien être au travail et pas seulement des placebo non directement en lien avec le travail.

Conseillers du salarié

Pour les entreprises autres que celles de La Poste et France Télécom, contactez les conseillers salariés de Solidaires

Si vous êtes convoqués à un entretien préalable à un licenciement ou à une rupture conventionnelle dans une entreprise où il n'y a pas de délégué du personnel, vous avez le droit d'être accompagné par un-e représentant-e syndical de votre choix appelé conseiller du salarié. Ces conseillers du salarié sont nommés par le Préfet sur proposition de chacun des syndicats.

Pour la Loire Atlantique, les conseiller-e-s du salarié Solidaires sont : 

- Christine DUPIN-MAANAOUI, 44800,St Herblain, 07 62 01 48 26

- Philippe RICARD, 44115 Basse Goulaine, 06 46 05 46 72

- Tristan LEROY, 44330 La Capelle-Heulin, 06 14 89 03 11

-Pierre GUSTON, 44980 Ste Luce/Loire, 06 59 17 77 51

 Pour La Poste ou France Télécom :  Appelez le syndicat au 02.51.80.66.80