Suicide d'une postière au centre financier de Paris
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- Créé le vendredi 16 septembre 2011 17:47
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Suicide d'une postière au centre financier de Paris
vendredi 16 septembre 2011
La direction de La Banque Postale ne peut ignorer ses responsabilités !
Sud-PTT a appris, avec stupeur, le suicide d'une collègue du centre financier de La Banque Postale de Paris, sur son lieu de travail.
Une nouvelle fois, pour se dédouaner de ses responsabilités, la direction avance que la collègue connaissait des problèmes d'ordre personnel. Pour Sud-PTT, il ne s'agit pas de polémiquer mais il est tout de même à souligner que si la direction avait connaissance de difficultés, elle aurait dû en tirer des conséquences, ce qui est loin d'être le cas. La priorité donnée aux chiffres et à la productivité laisse peu de place à l'humain ! Il n'est d'ailleurs pas anodin que notre collègue ait commis son acte sur son lieu de travail, un acte qui démontre qu'il existe un lien entre ce geste et le travail.
Sud-PTT avait officiellement alerté la direction du centre et le président de La Banque Postale en ce début d'année que le délai de 18 mois entre deux réorganisations de service (un engagement national de la direction de La Poste) n'était pas respecté. Il s'agissait d'un manquement inexcusable dans un contexte particulièrement difficile.
Au centre financier de Paris, une situation très dégradée
En effet, dès 2009, le médecin de prévention affirmait dans son rapport annuel que le risque psychosocial était le risque majeur dans ce centre. La progression, pour la seule année 2010, de l'absentéisme pour maladie de 17 à 24 jours d'arrêt maladie par an et par agent était un autre signal d'alarme plus qu'inquiétant. Pour autant, aucune mesure n'a été prise tant au niveau local que national. Les restructurations continuent à un train d'enfer accompagnées de leurs suppressions d'emplois : plus de 100 en 2010 et la trajectoire de 2011 est comparable (aujourd'hui, il ne reste plus que 1 391 agents dans ce centre).
La seule prétendue action a consisté à la signature d'un accord minotaire sur la santé au travail vide de contenu et auquel Sud-PTT s'est opposé pour rappeler l'importance de cette question et l'urgence d'agir concrètement.
Lors d'un CHS-CT extraordinaire, le 15 septembre, la direction du centre a décidé une enquête pour connaître les motifs de l'acte de notre collègue. Pour Sud-PTT, il n'est pas nécessaire d'attendre les résultats de cette enquête pour réagir. Il faut, immédiatement, décréter un moratoire sur les réorganisations, donner un coup d'arrêt aux pressions individuelles et ouvrir des négociations avec les organisations syndicales afin d'évaluer les recrutements nécessaires.







