Les changements d’horaires reviennent par la petite porte !
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- Créé le mercredi 17 août 2011 10:07
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Nantes, le 28/07/2011
Les récentes promotions en II2 - II3 ne suscitent pas que de la satisfaction chez les promu-e-s.
En effet, la Direction utilise la promotion pour justifier des changements d’horaires imposés, à savoir le passage systématique en mixte 2 pour occuper les plages horaires soit disant déficitaires.
Pourtant, lors du lancement de PSC, la Direction a elle-même écrit qu’elle ne toucherait pas aux horaires. Les promesses n’engagent-elles que ceux qui les lisent ?
Outre le fond, la forme est pour le moins mesquine. Bon nombre de candidat-e-s n’était, en effet, pas informé, à priori, du risque de changement d’horaires.
SUD a été reçu en audience, ce 28 juillet, pour dénoncer cette façon de procéder.
Nous avons demandé, avant toute décision, que soit présenté un bilan de PSC avec un état précis du trafic et des horaires actuellement utilisés par les agents. Pour seule réponse :
« C’est la Direction des Opérations qui fera un bilan global de PSC ».
On subit les conséquences des multiples restructurations, aussi bien DCC que PSC, qui ont amené des mobilités dans tout le Centre et désorganisé les services. On subit également l’érosion continue des emplois. La politique des flux tendus génère de la flexibilité imposée au personnel.
Dans les Services Clients, la séparation du Risque et des Réclamations a fait apparaître des problématiques de fonctionnement. Le Risque est enfoncé et ne peut répondre à toutes les sollicitations (tout est urgent). Là, on sent poindre les prochaines restructurations ou mutualisations. Tout le monde en fait les frais : les usagers en difficulté qui ne trouvent pas de réponse et les agents tant du Risque que du Service Client qui travaillent dans le stress permanent.
En touchant aux horaires, c’est la vie quotidienne du personnel qui est impactée. Pourtant, il existe des accords nationaux sur l’égalité professionnelle qui sont censés concilier la vie privée et la vie professionnelle. Les accords locaux sur les horaires sont également toujours en vigueur. Avant d’imposer des changements d’horaires, la moindre des choses serait de proposer le panel des scénarii existants. En fait, la volonté est bien de flexibiliser au maximum en utilisant les « ressources humaines » au gré des besoins de l’entreprise.
Si des problématiques existent, elles ne sont pas du fait du personnel mais bien des changements d’organisation menés à la hussarde avec, comme objectif unique, l’accroissement des profits de La Banque Postale.
SUD avait lancé, en début d’année, la grève des vendredis. L’orientation actuelle dans les services nous amène à nous interroger sur la nécessité de relancer ce type d’action pour aboutir à plus de considération et stopper la dégradation de nos conditions de travail.
Pour terminer, la Direction, autiste, maintient son point de vue et les prochaines promotions devraient être de plus en plus conditionnées aux besoins des services (en terme d’horaire et/ou de mobilité). Cette façon de procéder va encore dévoyer un système de promotion qui, par ailleurs, est loin d’être satisfaisant.







