ENTRETIEN D’APPRECIATION OU RITUEL INUTILE ?
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- Créé le jeudi 22 décembre 2011 12:12
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L’évaluation des personnels, dans la plupart des entreprises et administrations, s’est imposée peu à peu. Les entretiens annuels d’appréciation, au Services Financiers, vont s’égrener sur le premier trimestre 2012. Ces entretiens, en théorie, permettent de faire le point sur une année écoulée, fixer les objectifs de l’année à venir et, éventuellement, décider d’actions correctrices à mettre en place (programme de formation).
Si une partie du personnel a bien cette perception des choses, une autre, non négligeable, voit ce tête à tête, au mieux comme un rituel inutile, au pire comme un interrogatoire. « Le moment d’échange privilégié », prôné part nos dirigeants, tourne alors au fiasco engendrant stress et crispation chez les deux protagonistes.
Si le principe d’évaluation n’est donc plus aujourd’hui contesté, les méthodes employées posent parfois question : évaluer le travail fourni (par un N+1 crédible et donc légitime dans les domaines abordés), c’est normal. Le problème est que, depuis plusieurs années, la performance du salarié est plus recherchée que ses compétences (profits à cours terme oblige!). Les chefs d’équipe en sont alors réduits à consulter de multiples tableaux de statistiques concernant un agent, jugeant non le travail intrinsèque mais les pourcentages réalisés dans tel ou tel secteur d’activité. Ils sont d’ailleurs eux mêmes évalués par leur N+1, en autre, sur leurs capacités à respecter les cadrages internes (note RH n°41 du 09/12/2011) conditionnant largement la notation finale à l’atteinte ou non des objectifs.
Coté salarié, au contraire, les compétences acquises, qui peuvent contribuer à son accomplissement au sein de l’entreprise, sont, pour lui, primordiales.
Situation cocasse : un encadrant statisticien, qui n’est donc pas sensé connaître les tâches appréciées (il pourrait être extérieur à l’entreprise), juge un agent compétent… sur ces tâches ! Gêne d’un côté, sentiment d’humiliation de l’autre. Le résultat, dans certain cas, peut être destructeur.
Outre la perte de temps pour tout le monde (dialogue de sourd), la motivation et l’implication sont donc battues en brèche par la recherche de résultats à tout crin, par la déification du « vite fait mal fait ». Si
Face à cette situation, résultat d’une politique d’entreprise savamment orchestrée, certains collègues voient en ces entretiens d’appréciation, ces « moments d’échanges » institutionnalisés, une source de contentieux alimentée par une subjectivité outrancière. Si tel est le cas au final, nous invitons ces collègues à entrer en contact avec les organisations syndicales du Centre pour éventuellement préparer des recours et faire valoir ses droits.
Préavis de grève le 11 octobre au centre financier de Nantes
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- Créé le vendredi 7 octobre 2011 20:02
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Syndicat SUD PTT 44/85
La section SUD du Centre Financier de Nantes dépose un préavis de grève de 24 heures pour la journée du 11 octobre 2011.
Ce préavis est déposé pour les motifs suivants :
- Suppression des conditions de changement d’horaire pour les personnels nouvellement promus
- Création d’emplois nécessaires à l’écoulement des flux, notamment en nommant en CDI tous les apprentis ayant obtenu leur diplôme, en respectant un volant de remplacement de 20% dans tous les services
- Amélioration des conditions de travail en réalisant sans tarder les travaux nécessaires à l’installation des deux derniers services clients, en prenant en compte toutes les préconisations des groupes de travail sur le stress notamment la suppression des normes individuelles de rendement. Ce dernier point nous semble urgent car pouvant générer de graves conséquences sur la santé du personnel en terme de risque psychosocial. Par ailleurs, nous dénonçons le fait que la direction puisse dire au personnel qu’il effectue un travail de « sur-qualité » alors qu’il s’agit de l’exécution d’un travail avec conscience professionnelle. Nous dénonçons également les consignes d’allègements de procédure ou de priorisation des certains dossiers allant, là aussi, à l’encontre de la conscience professionnelle des agents.
- Pratique d’un dialogue social par l’information au préalable des organisations syndicales, des décisions de la direction ayant des répercussions sur les conditions de travail du personnel : horaires, objectifs, fiches de poste, promotions, titularisation…
- Enfin, ce préavis s’inscrivant dans le cadre des préavis nationaux sur la journée interprofessionnelle du 11 octobre 2011, nous demandons que le personnel de La Poste travaillant pour La Banque Postale ne soit pas la variable d’ajustement pour maintenir ou développer des bénéfices, dont ils ne voient pas la couleur.
Siège de la banque postale, Une rénovation pharaonique à 150 millions d’euros.
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- Créé le lundi 19 septembre 2011 08:06
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Siège de la banque postale
Une rénovation pharaonique à 150 millions d’euros.
Le siège de la banque postale est inauguré le jeudi 15 septembre 2011. SUD PTT avait déjà dénoncé la dérive des dépenses investies dans cet édifice. A ce jour, les engagements avoisinent les 150 millions d’euros, sans autorisation du conseil d’administration du groupe qui doit valider les sommes supérieures à 30 millions d’euros.
Ironie du sort, nous sommes sur des montants quasiment identiques aux capitaux votés et présentés comme indispensables par LBP pour se développer et sortir du placement obligatoire en fonds souverains. Même si l’incurie des pouvoirs économiques et politiques européens est en cause sur la fragilité des fonds souverains, l’inauguration de ce temple ruineux tombe bien mal en même temps que la provision « dette grecque ». Cela a d’autant plus de mal à passer que la dérive du prix du siège de la banque postale est assumée par des patrons qui enorgueillissent d’une « mutation en profondeur de La Poste ». Cela revenait donc à importer les méthodes des multinationales qui ont précipité la crise ? En supprimant massivement des emplois et en privilégiant les dépenses de prestige ? Cet gabegie indécente est bien loin des préoccupations quotidiennes des postières et des postiers qui subissent comme le reste de la collectivité une crise provoquée par le milieu bancaire. A titre d’exemple l’intéressement versé au personnel de La Poste en 2009 s’élevait à 52 millions d’euros, soit 90 euros par agent !
Sauvetage de DEXIA
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- Créé le vendredi 7 octobre 2011 13:23
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Sauvetage de DEXIA
Vives inquiétudes pour La Poste
DEXIA, la Caisse des Dépôts et Consignations et La Banque Postale seraient sur le point de trouver un accord pour sauver l’établissement franco-belge. La solution consisterait, notamment, à créer une nouvelle banque publique avec la CDC et La Banque Postale sous contrôle de l’Etat. Le rôle de cet établissement serait de reprendre les activités de prêts aux collectivités locales. Ce montage serait un sacré pied de nez à l’histoire ! Il suffit de rappeler que DEXIA est née, en partie, de la privatisation du Crédit Local de France dont la vocation était justement d’accorder des prêts aux collectivités territoriales. Pour justifier cette création, le gouvernement d’alors et les libéraux vantaient une nouvelle concurrence bienfaitrice pour les collectivités locales. On voit le résultat ! Dans ce cadre, il peut apparaître surprenant que nos dirigeants se souviennent de l’existence d’établissements financiers publics !
Des questions aujourd’hui, sans réponses !
Le plan de sauvetage présenté au Conseil d’Administration de DEXIA le 3 octobre prévoirait la création d’une banque dite « structure de défaisance » dans laquelle seraient placés les actifs toxiques et très risqués. Dans ce cadre, comment sont considérés les prêts accordés aux collectivités locales ? Qui va récupérer les litiges engagés par certaines collectivités contre DEXIA ? Quelles sommes sont concernées par cette situation ?
L’absence de réponses à ces questions ne peut qu’engendrer les plus grandes craintes des postiers et des postières. Ces inquiétudes sont d’autant plus vives que la direction de La Poste, pourtant très portée sur sa communication, refuse de donner toute information sur ce sujet. Pourtant, il est évident qu’un tel projet remettrait totalement en question le plan stratégique du groupe La Poste. En effet, ce plan prévoit que La Banque Postale réalise 75% des résultats du groupe en 2015. Le Président de La Banque Postale qui recevait les administrateurs il y a moins de 3 semaines, affirmait encore à ce moment là qu’il n’était au courant de rien ! Une opacité qui n’augure rien de bon !!!
La fédération Sud-PTT a toujours défendu la création d’un pôle public financier mais pas à n’importe quel prix et pour n’importe quoi. Cet établissement doit avoir comme vocation de répondre à des besoins sociaux. Il ne doit pas tenter de colmater les dégâts résultant des dérives libérales !
Suicide d'une postière au centre financier de Paris
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- Créé le vendredi 16 septembre 2011 17:47
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Suicide d'une postière au centre financier de Paris
vendredi 16 septembre 2011
La direction de La Banque Postale ne peut ignorer ses responsabilités !
Sud-PTT a appris, avec stupeur, le suicide d'une collègue du centre financier de La Banque Postale de Paris, sur son lieu de travail.
Une nouvelle fois, pour se dédouaner de ses responsabilités, la direction avance que la collègue connaissait des problèmes d'ordre personnel. Pour Sud-PTT, il ne s'agit pas de polémiquer mais il est tout de même à souligner que si la direction avait connaissance de difficultés, elle aurait dû en tirer des conséquences, ce qui est loin d'être le cas. La priorité donnée aux chiffres et à la productivité laisse peu de place à l'humain ! Il n'est d'ailleurs pas anodin que notre collègue ait commis son acte sur son lieu de travail, un acte qui démontre qu'il existe un lien entre ce geste et le travail.
Sud-PTT avait officiellement alerté la direction du centre et le président de La Banque Postale en ce début d'année que le délai de 18 mois entre deux réorganisations de service (un engagement national de la direction de La Poste) n'était pas respecté. Il s'agissait d'un manquement inexcusable dans un contexte particulièrement difficile.
Au centre financier de Paris, une situation très dégradée




