La Poste Mobile ou le profit comme seul mobile !
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- Catégorie : L'Enseigne DTELP
- Créé le jeudi 28 juillet 2011 14:45
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La Poste Mobile ou le profit comme seul mobile !
Le 23 mai, c’est sans créer un seul emploi que La Poste Mobile (LPM) a débarqué dans les bureaux à fort potentiel commercial. D’ici la fin de l’année, ce sont 3000 agents qui seront détournés de leurs fonctions pour vendre des forfaits et des mobiles.
Le modèle de la filiale donneuse d’ordre.
Comme avec la Banque Postale, le modèle retenu consiste à cantonner L’Enseigne au rôle d’entreprise sous-traitante de LPM. Les dangers sont évidents : le fonctionnement, la gestion et les résultats se feront dans la plus totale opacité, sans possibilité de droit d’alerte. De plus, les postiers engagés dans le projet n’ont pas de visibilité sur leur avenir professionnel. Cette opération constitue aussi un vrai risque d’image pour La Poste, dépendante entièrement du SAV sous-traité et ne pouvant compter que sur les quelques compétences fraîchement acquises des guichetiers pour accueillir les clients en après-vente de 1er niveau.
Et sur le terrain ?
Toujours aucune consigne de la DELP concernant la manière de réaliser les abonnements dans les bureaux. Résultat : des initiatives parfois peu cohérentes se multiplient .
Dans certains terrains, des DET imposent que les guichetiers téléphonie ne fassent QUE de la téléphonie. S’il n’y a pas de clients, c’est à eux d’en trouver dans la file d’attente (pourquoi pas sur le trottoir ?). Pendant ce temps, les autres agents passent tout le travail, une PT étant squattée par la téléphonie. Les files d’attente s’allongent et tout se passe comme si les « contrôles qualité » n’existaient plus. Mais les DET n’en ont cure: la secte réclame désormais des abonnements ! Précisons que chaque contrat mobile réalisé amène de 600 à 900€ pour le bureau… Les comptes sont vite faits et le choix imparable : les autres opérations sont de toute évidence beaucoup moins rentables.
Sur d’autres terrains, vu la durée de réalisation des abonnements, les clients sont reçus dans les salles arrières, au milieu des sacs 7 ! C’est l’envers du décor !
Que dire encore des ruptures de stock de portables, de l’interdiction d’appliquer l’entraide entre bureaux d’un même terrain, d’une formation portée aux nues mais qui se révèle sommaire, incomplète et inadaptée ? Les guichetiers téléphonie sont donc laissés face à eux-mêmes, seuls devant une hotline impersonnelle qui n’a cure des dépassements horaires qu’engendre ce nouveau système.
Si l’on rajoute une formation trop succincte, une démultiplication faite aux autres agents par des référents peu formés et bien sûr tout ceci sans moyens supplémentaires, l’Enseigne crée une source évidente de stress et de mal être au travail.
Mais, tout va bien Mme la marquise !!
Pour Mr LPM à la Tour Bretagne, très enthousiaste, tout baigne : « c’est un véritable succès, au-delà des espérances ». Il se justifie par des chiffres : 161 abonnements sur 5 semaines à Nantes Bretagne (75 attendus en cible). Mais il se prend les pieds dans le tapis quand il déclare que ces abonnements ont été réalisés à 70% auprès de postiers.
Donc, petit calcul : 30% (les « vrais » clients, non postiers) de 161= 48 abonnements sur 30j (5 semaines), donc 1.60 abonnement /jour à Nantes Bretagne. De plus, il faut rappeler que de nombreux bureaux nantais pas encore passés à LPM ont pour consigne d’envoyer à Nantes Bretagne les clients intéressés par des abonnements. Ce qui abaisse encore le chiffre de 1.60/j pour la zone de Nantes Bretagne…On est loin du triomphe, Mr Coué ! C’est de l’autosatisfaction.
C’est pourquoi pèsera de tout son poids afin d’obtenir des moyens supplémentaires pérennes dans les bureaux Poste Mobile, ainsi qu’une formation plus complète pour les agents concernés







