Résultats du groupe France Télécom
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- Catégorie : Secteur des Télécommunications
- Créé le vendredi 28 octobre 2011 08:39
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Résultats du groupe France Télécom
L’avenir du groupe entre un équilibriste et un grand argentier.
La direction s’est à nouveau félicitée des résultats de l’entreprise. L’exercice d’examen des comptes et résultats apparaît pourtant de plus en plus comme un exercice d’équilibrisme.
La direction a choisi depuis cette année d’afficher un objectif de cash flow opérationnel (le résultat d’exploitation moins les dépenses d’investissement) dans un plan de trois ans à hauteur de 27 milliards. L’objectif est tenu pour le troisième trimestre et pourrait être dépassé à plus de 9 milliards pour 2011, mais dans un contexte où le chiffre d’affaires est en recul de 2,1%. Le pari est d’arriver à passer les obstacles de l’arrivée du quatrième opérateur mobile, des forts investissements, de la crise... tout en respectant ses engagements de dividendes et de croissance du groupe en 2013.
Le chiffre d’affaires dans le reste du monde ne renverse pas les tendances. Les crises en Egypte et en Côte d’Ivoire ne sont pourtant pas des évènements exceptionnels. Le groupe qui a choisi de s’implanter encore récemment en Irak et en République Démocratique du Congo prend à nouveau des risques d’autant plus forts s’il ne se préoccupe pas du développement local.
En Pologne, 2300 emplois sont encore supprimés s’ajoutant à la longue liste des coupes d’effectifs depuis le rachat de TPSA. Quant aux salarié-e-s d’Orange Suisse, leur avenir est aux enchères, sans vision d’un projet industriel. L’objectif est clairement d’assurer par la vente d’Orange Suisse une manne supplémentaire à redistribuer aux actionnaires pour les faire patienter.
Les éléments positifs sont limités : toujours forte progression en Espagne (4,8%), en France, amélioration des parts de marché dans l’ADSL et maintien de parts importantes dans le mobile dans un contexte concurrentiel relativement calme avant l’arrivée de Free en janvier. Le trafic data continue à contribuer fortement aux revenus. Un programme de performance « Chrysalid » est annoncé. S’il ne prévoit pas de peser directement sur l’emploi, il vise à des économies dans les processus de décision pour les investissements, la production et la vente.
Le groupe continue à multiplier les partenariats, sans réponse sur les activités internes concernées : c’est le cas de la recherche et de l’innovation ou du « cloud computing ».
Stéphane Richard donne un signe aux marchés en nommant Gervais Pelissier, directeur financier du groupe au poste de directeur général délégué. Dans le même temps, il nomme trois directeurs et une directrice adjoint-es. Ainsi, le haut de la pyramide devrait continuer à se distinguer, alors que le PDG s’interrogeait publiquement sur la légitimité du montant de son propre salaire.
Pendant ce temps, dans les services, les recrutements suffisent à peine à combler les nombreux départs. Le personnel, dont le travail participe à ces résultats, n’en est pas pour autant récompensé.







