Baromètre social à France Télécom-Orange
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- Catégorie : Secteur des Télécommunications
- Créé le lundi 19 septembre 2011 07:20
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Baromètre social à France Télécom-Orange
Une méthode Coué qui fait un couac !
Une décision unilatérale
Au moment de la crise sociale de France Télécom, la direction de l’époque avait été sommée par le ministre du Travail d’engager des négociations nationales en 2010. Une enquête nationale sur le stress auprès des 100 000 salarié-es avait été décidée en parallèle, avec un pilotage des organisations syndicales et de la direction.
Plus d’un an après, la déclinaison concrète de ces accords se fait toujours attendre dans les services, et les résultats de l’enquête Technologia ont aussi été négligés pour l’essentiel. Dans ces conditions, la décision unilatérale de la direction de constituer un baromètre social semestriel, confié à l’institut de sondage CSA, avec un panel de 4 000 salarié-es interrogé-es par téléphone, est pour la fédération SUD une opération de communication qui ne répond pas aux enjeux de la situation.
Elle réaffirme le besoin que la direction s’engage sur des plans d’action, avec des vérifications régulières de leur évolution. La publication d’une nouvelle enquête nationale en 2012, que nous espérons du même niveau que l’enquête Technologia, devra être une étape importante pour évaluer finement les évolutions de la situation sociale à France Télécom Orange.
Une méthode d’autosatisfaction
Le DRH, Bruno Mettling, a communiqué en direction du personnel pour valoriser les résultats du baromètre social : « 84% des salarié-es pensent que la qualité de vie au travail est identique ou meilleure à celle d’autres entreprises ».
Mais, selon le CSA, à la question « Comment vous sentez-vous dans votre travail ? », la moyenne des réponses à France Télécom reste inférieure à celle constatée dans les autres entreprises (y compris professions libérales et PME), ce qui n’est pas un bon résultat pour un groupe de la taille de France Télécom.
Le second élément mis en exergue dans la communication du DRH est la mise en place du « wrap-up libre », avec le témoignage d’un salarié de centre d’appel d’Ile de France. Le « wrap-up » est un dispositif de productivité, qui correspond au temps imposé entre deux appels. Il est contesté depuis longtemps par les organisations syndicales. Si une avancée a eu lieu dans certains centres d’appel SAV, la direction refuse de généraliser cette mesure à tous les centres de relation client !
C’est bien l’illustration que les avancées dans le domaine de l’organisation du travail sont restées très limitées et que l’insatisfaction est bien réelle dans les services ! Mais M. Mettling n’est peut-être pas au courant de cette situation ?
Des appréciations négatives persistantes
Dialogue social, promotion, perspectives de carrière, visibilité sur la stratégie de l’entreprise, soutien RH, dysfonctionnement des procès de travail... Le baromètre social montre des zones d’ombre persistantes pour le personnel.
Le départ de l’ancienne direction avait suscité un espoir dans les services, et l’annonce médiatique d’un nouveau contrat social avait contribué à de fortes attentes.
Mais l’essentiel reste encore à mettre en oeuvre pour transformer le climat social de France Télécom : projet industriel, emplois, reconnaissance des compétences et qualifications, transformation de l’organisation et des conditions de travail, reconstruction d’un réseau RH-assistants sociaux-médecins... l’actuelle direction ne pourra pas éternellement invoquer les « lourdeurs » de l’entreprise pour justifier l’absence concrète de changement.







